Les cercles de mages
Il n'existe pas d'ordre des mages, pas de tour unique d'où partiraient les lois de l'art. La magie s'apprend en cercles — des foyers d'étude indépendants, dispersés à travers Ostrevan et au-delà, chacun souverain et fonctionnant à sa guise. L'un est une vénérable école aux mille livres ; l'autre, trois vieux maîtres et leurs élèves dans une tour de province ; un autre, un atelier d'alchimistes, un observatoire, un cercle réuni dans l'arrière-salle d'une guilde. Aucun ne commande aux autres.
Chacun a sa méthode, sa spécialité, ses traditions et ses interdits et ses rivalités. Ce qui les relie n'est pas une autorité mais un usage/ La plupart se réclament de Mnemora — non en dévots, mais parce que sa loi, comprendre avant de manier, est la seule qui les garde en vie.
Sur une seule chose ils s'accordent, parce qu'elle les menace tous : la corruption. Manier le Substrat ronge les esprits faibles, et un mage qui tourne est un danger pour le monde entier. Même les cercles ennemis se passent donc le mot, se transmettent le nom des corrompus. Un cercle déchu est l'un des dangers les plus sourds du monde : une école entière qui glisse, lentement, hors de la raison.